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Le point de départ de l’exposition est son œuvre centrale éponyme, « I Found Help ». Présentée ici sous la forme d’un triptyque, la série suit la répétition et la transformation progressive du mot « Help » : d’une demande directe et lisible dans « I Found Help », à une formation fragmentée dans « Murmuration », avant de se dissoudre dans une accumulation dans « Concrete Island », où le langage devient presque impossible à déchiffrer.
Autour du triptyque, un ensemble d’œuvres s’inspire de l’architecture moderniste, de ses ambitions utopiques et de la disparition progressive de son patrimoine bâti. Warde recrée des fragments architecturaux en béton à travers un procédé qui transforme la peinture en matière sculpturale. Des sections de béton issues d’ensembles de logements sociaux modernistes à Londres servent de matériau de référence pour créer des plaques tridimensionnelles en peinture acrylique. Des ensembles tels que Thamesmead, dont beaucoup sont menacés de démolition ou de transformation radicale, font l’objet d’un travail de recherche minutieux avant d’être traduits en surfaces hyperréalistes, composées exclusivement de peinture acrylique et de pigments pour artistes.
« Shelter », quant à elle, se tourne vers le paysage urbain de Marseille. Des fragments de revêtement de sol provenant de lieux connus pour être investis comme refuges par des personnes sans-abri sont reproduits et assemblés pour former une maison, selon les proportions du Modulor de Le Corbusier. Le symbole architectural familier de la protection entre ainsi en tension avec la réalité de la rue, où le refuge n’offre ni véritable sécurité ni permanence.
Warde développe une pratique à la croisée de la peinture, de l’estampe et de la sculpture. Son travail interroge les relations entre environnements bâtis, mémoire et traces laissées par leur transformation ou leur disparition.
EN
The starting point of the exhibition is its eponymous central work, “I Found Help”. Presented here as a triptych, the series traces the repetition and gradual transformation of the word “Help”: from a direct and legible plea in “I Found Help”, through the fragmented formation of “Murmuration”, before dissolving into an accumulation in “Concrete Island”, where language becomes almost impossible to decipher.
Around the triptych, a series of works draws on Modernist architecture, its utopian ambitions and the gradual disappearance of its built heritage. Warde recreates fragments of concrete architecture through a process that transforms paint into sculptural matter. Sections of concrete from Modernist social housing estates in London serve as source material for three-dimensional slabs of acrylic paint. Estates such as Thamesmead, many of which are threatened with demolition or radical transformation, are meticulously researched and translated into hyper-realistic surfaces composed solely of acrylic paint and artist pigments.
“Shelter”, meanwhile, turns its attention to the urban landscape of Marseille. Fragments of pavement associated with sites where homeless people seek refuge are reproduced and arranged into the form of a house, according to the proportions of Le Corbusier’s Modulor. The familiar architectural symbol of protection is thus placed in tension with the reality of the street, where shelter offers little security or permanence.
Warde works across painting, printmaking and sculpture. His practice examines the relationship between built environments, memory and the traces left by their transformation or disappearance.